RDC- Gambie : le nombre 19 serait-il maudit pour l’alternance politique en Afrique ?

S’occuper de la politique avant que celle-ci ne s’occupe de vous

De temps en temps, je sors de la thématique de base de mon blog Génération technopédagogique, dont l’ambition initiale reste attachée à la publication des billets essentiellement en rapport avec l’avènement des TIC dans l’enseignement ou l’éducation, pour y éditer, à la volée, un ou deux à caractère plutôt politique.

Qu’il s’agisse de mon dernier mais récent article sur la  paix en Colombie ou de l’un de mes tous premiers articles sur la mort de  Ghyslaine Dupont et Claude Verlon, en passant par d’autres, sur la Palestine, sur Nelson Mandela, sur l’Egypte de AL Sissi, ou encore sur la tentation d’une présidence à vie en Afrique centrale, etc., je m’efforce, de manière sans doute, quelque peu approximative ou insuffisamment active, mais volontiers réflexive, de me conformer et de faire mien l’adage très bien connu, du non moins très bien connu syndicaliste et homme politique Québéquois, Michel Chartrand : « Si tu ne t’occupes  pas de la politique, la politique s’occupe de toi ».

L’occasion de (re)faire, une fois de plus, cet exercice, dans ce nouveau billet, m’est offerte par un constat, une réflexion et un regard fortuit autour et sur un nombre : le nombre 19.

Un nouveau calendrier « kongolais » avec un mois de décembre à 19 jours (sic!)

Ce nombre, inséré au mois de décembre, dans le calendrier congolais, se mute en une date de fin de mandat présidentiel de Joseph Kabila que rfi, la radio française, décrit à sa manière ICI.

Les plus imaginatifs des humoristes congolais ont publié sur les réseaux sociaux un nouveau calendrier « kongolais » 2016 dans lequel le mois de décembre ne comptait plus désormais que 19 jours.

Sur les réseaux sociaux, les humoristes congolais inventent un calendrier « kongolais » avec un mois de décembre à 19 jours

Un humour qui cache à peine l’angoisse d’un « après le 19 » chaotique et apocalyptique redouté de tous pour la RDC. En effet, la date butoir de fin de règne de Joseph Kabila, en RDC, a failli se transformer en date fatidique pour le peuple congolais pris en tenaille par deux logiques implacables et intentionnellement malveillantes dans l’interprétation partisane de la constitution congolaise selon qu’on se dit de l’opposition politique, d’une part et/ou qu’on se situe dans le camp de tenants du pouvoir de l’autre.

Pour annoncer cette redoutable apocalypse, l’opposition politique congolaise a recouru à une métaphore footballistique, d’un arbitre infligeant tour à tour, à un joueur, d’abord un avertissement, puis un carton jaune avant le carton rouge synonyme d’expulsion du terrain.

Dans la pratique, cette métaphore a occasionné, aux dates respectives de 19 septembre 2016, de 19 novembre 2016 et de 19 décembre 2016, des journées de fortes violences à Kinshasa la capitale et dans quelques autres grandes villes congolaises qui ont fait craindre le pire pour ce pays.

Le dialogue et les pourparlers directs entre forces politiques sous l’égide de la CENCO pour sauver la RDC ?

Aujourd’hui, l’apocalypse n’est pas totalement écartée car la logique de « ôtes-toi de là que je m’y mette » et/ou celle de « j’y suis, j’y reste » selon qu’on se dit opposants et/ou  gouvernants, perdure dans les têtes des uns et des autres. Seuls quelques dupes ou étourdis politiques ne veulent pas ou ne savent pas lire entre les lignes. Sous les mielleux discours de défense de la constitution tenus par les uns et les autres, chaque camp tire visiblement la couverture de son coté. C’est de bonne guerre dirait-on. Il en est ainsi de tout dialogue, on avance…, on recule… Seul le compromis de fin qui met tout le monde d’accord compte.

L’avenir du pays reste ainsi suspendu à ce compromis. Tout le monde entend et espère voir s’échapper une fumée blanche de la « case » (sic!) à palabre qu’est devenu le Centre interdiocésain de Kinshasa qui abrite ces pourparlers directs entre opposants et gouvernants sous les auspices des évêques catholiques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

Ces derniers (évêques) doivent avoir recouru aussi, sans doute, à la métaphore footballistique de l’extra-time, pour jouer cette dernière carte de la chance pour la paix en RDC, en reprenant à leur compte, les minutes non jouées du temps additionnel dans le le premier dialogue de la « communauté internationale » sous les auspices de l’Union africaine et arbitré par le togolais Edem Kodjo à la cité de l’UA de Kinshasa. Un match au cours duquel l’opposition politique congolaise, n’aurait aligné que sa deuxième équipe, peut-être.

Quid de la Gambie avec aussi son « maudit » nombre 19

Après la RDC, voici que le maudit nombre de 19, s’invite dans la tourmente électorale gambienne. Dans ce cas précis, ce nombre a choisi le mois de janvier pour s’incruster dans le calendrier gambien et se muera en une date de fin de mandat et/ou de règne pour Yahya Jammeh au 19 janvier 2017. La radio française rfi l’évoque également ICI.

Une autre apocalypse est-elle aussi à craindre pour le peuple gambien ? Comment ne pas frissonner depuis que Yahya refuse de quitter le pouvoir. Ce dernier est formel : « je ne partirai pas le 19 janvier 2017« . Ce couperet, Yahya Jammeh l’a tenu, contre toute attente, une semaine seulement après avoir reconnu sa défaite électorale et même félicité son adversaire  Adama Barrow.

Un contredit qui pose désormais problème à la CEDEAO qui a tenté jouer ses bons offices dans cette crise et le divise entre partisans de la manière forte à l’instar d’Alassane Ouattara, l’ivoirien, qui prône le recours aux armes pour faire partir Yahya Jammeh du pouvoir et ceux, plus conciliants comme, Alpha Condé, le malien qui avantage plutôt la solution négociée.

Quoiqu’il en soit, dans les deux cas, de la RDC et de la Gambie, les deux dates butoirs de fin de règne créent des appréhensions et suscitent des peurs réelles des lendemains incertains pour les peuples de ces deux pays.  Si, dans le cas congolais, les espoirs ontologiques d’une sortie de crise sont permis avec l’implication actuelle des évêques de la CENCO, tel ne semble pas être le cas pour la Gambie.

Les craintes d »apocalypse pour le peuple gambien sont fondées dès lors qu’en cas de recours aux armes pour le faire partir, Yahya Jammeh défie la CEDEAO et prévient qu’il fera de la Gambie, pays de ses ancêtres, le cimetière des soldats de la CEDEAO. Tout doit être fait dès à présent afin d’éviter l’apocalypse ainsi annoncée et programmée au peuple gambien.

Juan Manuel Santos, un Nobel de la Paix qui aura joué à « Qui perd Gagne » jusqu’au bout

L’accord de Paix entre le gouvernement colombien et la guérilla des Farc enfin signé, comme il m’est intéressant de ressortir, dans ce billet, la volonté et la conviction d’un homme de paix, Juan Manuel Santos, qui y a cru jusqu’au bout.

La signature de l’accord de paix avec les Farc et le prix Nobel de la Paix ou la facette gagnante de Juan Manuel Santos

Le Président Juan Manuel Santos

Lorsque le 26 septembre 2016, un accord de paix historique est signé entre la guérilla des Farc et le gouvernement colombien, mettant ainsi fin à 52 ans de conflit armé entre les deux parties, le camp mondial de la paix est alors euphorique. Une ex-otage française, Ingrid Betancourt, peut alors saluer l’événement  comme la fin d’un véritable cauchemar pour le peuple colombien et pour tous.

C’est là, la facette gagnante de Juan Manuel Santos actuel Président en exercice de la Colombie reconnu dorénavant comme :

« la personnalité qui aura le plus et le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix« . 

Il va, de ce fait, bénéficier du Prix Nobel de la Paix 2016 et figurer désormais à la dernière place sur une liste des personnalités dont la première récompense a été attribuée en 1901. Nombre d’analystes et observateurs politiques, dans nombre des médias du monde, ont décrypté dans ce geste, une forme de reconnaissance et de soutien de la communauté internationale au Président colombien qui, dans un long et sinueux chemin de recherche de la paix dont les tracés ont été patiemment fixés dans des pourparlers parrainés par Cuba, aura ouvertement cru à son objectif.

Rodrigo Londoño alias « Timochenko » et les FARC, les oubliés du processus ?

Rodrigo Londoño alias « Timochenko » Chef de Farc

La logique aurait voulu que le prix Nobel soit partagé entre les protagonistes co-signataires de l’accord. Car à l’évidence, un accord de paix se négocie, le plus souvent, sinon toujours, entre deux parties.

Quid peut-être, au principal chef négociateur des Farc, Rodrigo Londoño, mieux connu sous divers noms de guerre dont celui de « Timochenko« , de nous dupliquer le bel exemple de son, « sans doute » camarade d’idéologie, un certain Le Duc Tho, qui en 1973, refusa le prix Nobel de la paix arguant qu’il ne le méritait pas, quand bien même il avait contribué à la négociation des Accords de paix de Paris  qui allaient présider à un cessez-le-feu dans la guerre du Vietnam.

Que nenni ? Un vrai mystère dans ce cas précis, car mme Kaci Kullmann Five, Présidente du comité Nobel norvégien, ne daignera, conformément à la tradition, expliquer pourquoi ce prix Nobel n’a pas été partagé conjointement entre Juan Manuel Santos et Rodrigo Londoño avec les FARC.

La victoire du « non » contre l’accord ou la facette perdante de Juan Manuel Santos ?

Pour mieux le sceller et démocratie obligeant, aussitôt signé, l’accord allait être soumis au référendum du peuple colombien à qui était posé la question suivante : Soutenez-vous l’accord final d’achèvement du conflit et de construction d’une paix stable et durable ?

A cette question, contre toute attente, le « non » s’imposait face au « oui », pourtant très largement plébiscité gagnant par les sondages pré-référendum. Bien que d’une courte majorité, la victoire du « non » démontrait et faisait craindre ainsi une facette perdante de Juan Manuel Santos.

Comme aujourd’hui, dans les résultats finaux de l’élection présidentielle aux USA avec la victoire de D. Trump sur Hillary Clinton ou encore de celle de Fillon sur A. Juppé, dans ceux des primaires en France, les sondages se sont trompés, pour dire presque « trumpé » (sic!). Il faut bien, désormais, accueillir avec beaucoup de circonspection les vertus tant vantées par les scientifiques  de leur caractère d’infaillibilité.

Contre tout et tous, Juan Manuel Santos a tenu à jouer à « qui perd, gagne »

Fort heureusement et certainement convaincu du bien fondé de l’adage qui dit que la « paix n’a pas de prix », cet homme décrit, semble t-il, comme très rationnel mais parfois critiqué pour sa froideur apparente a d’abord rassuré par des propos lui ayant été attribués immédiatement après ce revers  référendaire : « Je ne cherche pas des applaudissements. Je veux faire ce qui est correct « .

Aujourd’hui, l’accord révisé et sans doute renégocié entre les deux parties a été signé et ratifié par le Congrès colombien. Point de doute qu’il sera bientôt légiféré. Une belle occasion pour moi, de rendre un vibrant hommage à cet homme de paix Juan Manuel Santos qui en jouant son jeu de « Qui perd, Gagne » jusqu’au bout, peut dorénavant fièrement clamer que cet accord peut désormais servir de modèle à d’autres pays en conflit, dans le monde, à l’instar de la Syrie et autres.

 

Médias et réseaux sociaux: « Silence! On traque les terroristes à Bruxelles »

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MÉDIAS et RÉSEAUX sociaux : entre Droit de l’information et droit a l’INFORMATION

En marge de la traque des terroristes djihadistes qui a suivi les attentats de Paris en novembre 2015, le service de presse de la police fédérale belge avait aussitôt placé, sur le hashtag #Bruxelles, le message suivant à l’intention des médias et, implicitement, des internautes belges :

Par sécurité, veuillez respecter le silence radio sur les médias sociaux concernant les opérations de police en cours à . Merci
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Contrôles de police à Bruxelles

La police belge invitait ainsi les internautes bruxellois à ne rien divulguer sur la nature des opérations qu’elle menait dans certaines zones de la ville de Bruxelles. Les usagers des réseaux et médias sociaux ont, apparemment, très favorablement répondu à cet appel. Comme moi, beaucoup d’auditeurs de la PREMIERE/RTBF 99.2 FM émettant à Kinshasa pouvaient suivre, presqu’en boucle, le rappel de ce tweet par les journalistes de cette chaîne.

En quelques minutes, le message a été instantanément retweeté des milliers de fois sur la toile. Les médias belges ont aussi, semble t-il, bien accepté cette auto-censure « imposée » par la police fédérale. Même si, sur la même toile, on pouvait constater une inondation des réseaux sociaux belges par des images humoristiques de miaulements de chats en réaction à cette imposition.
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Droit de l’information et droit à l’information

Au delà de la simple anecdote, le retour bien qu’asynchrone, par ce billet, sur cette action de la police belge souligne, aujourd’hui, de manière très saisissante un vrai dilemme entre le « droit à l’information » et le « droit de l’information » que peuvent charrier doublement les usages des médias et des réseaux sociaux, pourrait-on dire. La question de l’usage des réseaux à audience planétaire, tels que Twitter et Facebook, pose en effet la controverse de la liberté d’expression chez les internautes et particulièrement dans la profession journaliste.
Aujourd’hui, il a fallu cette traque des terroristes djihadistes pour comprendre que cette question pouvait nous placer entre liberté d’expression et sécurité physique, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients.

Médias et RÉSEAUX sociaux : Des usages PARADOXAUX

A la réflexion, on aperçoit mieux la mise en évidence d’un dilemme lié au positionnement paradoxal et aux limites des usages des médias et réseaux sociaux. Par exemple, on peut observer que les réseaux sociaux entretiennent une sorte de paradoxe manifeste : là où, sur le plan géographique, ils participent efficacement réduire les distances entre les peuples, ils peuvent, hélas et souvent, contribuer à les augmenter sur le plan anthropologique.
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Les réseaux sociaux, un mode opératoire de recrutement des potentiels djihadistes

Dans le contexte actuel de la traque des terroristes djihadistes, on peut facilement observer comment cette fascination des jeunes pour les réseaux à audience planétaire et pour les applications dérivées, comme les selfies, correspond aussi à des modes opératoires de recrutement des potentiels djihadistes. Cela  contribue donc à renforcer le terrorisme.

En revanche, conscients désormais de la menace et de l’influence nocive, exercées par certains réseaux sociaux sur leurs jeunesses, nombre de pouvoirs et/ou décideurs publics du monde, notamment d’Europe, s’appuient aussi sur le Net et les nouvelles technologies de l’information pour combattre les réseaux sociaux terroristes.
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La belle image de l’Internet : un bon creuset de la connaissance

Dans cette implacable combat, cette réflexion sur la double facette des usages des réseaux sociaux ne me semble pas inutile. Mieux, elle me donne l’occasion de choisir, comme vous certainement, la victoire de la belle face des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Internet peut être ainsi un véritable instrument de la connaissance.

RDC : une initiative française pour arrimer les universités congolaises au numérique

Inéluctable mariage entre le numérique et l'enseignement

Comme c’est souvent le cas dans nombre de pays africains du Tiers-monde, dont le mien, la RDC, l’initiative pour développer la vraie, la bonne et l’utile « chose culturelle », est abandonnée aux ambassades et autres missions diplomatiques. Conformément à cette habitude, en RDC, l’ambassade de France dans ce pays voudrait aider les universités congolaises à basculer dans l’innovation pédagogique charriée par l’avènement du numérique. Un seul souhait  : que, cette fois, l’initiative soit la bonne. 
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La fracture générationnelle dans les usages des TIC et le nécessaire flirt entre le digital et l’enseignement

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Elles sont nombreuses aujourd’hui, les études et les théories qui rapprochent les usages des technologies de l’information et de la communication à la tranche d’âge des consommateurs de ces technologies. Dans les parages des écrits de nombre des sociologues qui décrivent les stéréotypes de la fracture générationnelle des ces usages, il devient amusant de décrypter cette fracture générationnelle dans le contexte de l’intégration des TIC à l’enseignement.     la suite…

La classe inversée, pour une pédagogie enthousiasmante

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Malgré une certaine compétence acquise après validation d’un diplôme universitaire en intégration pédagogique des TIC avec le microprogramme en intégration des TIC en éducation de l’université de Montréal, je refuse, pour l’instant, de me prendre pour un « expert » en « classe » ou en « pédagogie » inversée.

En effet, dans un contexte d’exercice et de pratique professionnelle encore largement marqué par une très faible intégration pédagogique des TIC à l’enseignement, cela pourrait paraitre comme une vanité démesurée. Car, à l’instar de nombreux autres pays d’Afrique noire, le mien : la RDC, qui n’a pas encore franchement franchi le rubicon, ni solutionné efficacement la lancinante dialectique « technologie-enseignement« , ne peut m’autoriser une si forte prétention.

Néanmoins, depuis quelques années, j’intègre cette pratique de classe inversée dans mon contexte pédagogique d’enseignement et ressens continuellement, d’année en année, un réel plaisir à observer l’adhésion presqu’instantanée de mes étudiants à ce nouveau rituel pédagogique qui vient « booster » mes séances de classes présentielles pour en faire des véritables « ruches » plutôt que des « cruches » comme aiment à le dire les pédagogues de la première heure.

La classe inversée expliquée et la classe inversée dans la temporalité

La nouvelle donne pédagogique de la classe inversée est souvent associée, par de nombreuses voix autorisées, à la ritournelle « Lectures at home and Homework in classes« . Ainsi, Marcel Lebrun, l’une de ces voix, considère, sur son blog, cette étape comme le tout premier niveau de la pratique de la classe inversée.

Comme on peut le découvrir dans les vidéos ci-après, de ce concept, il est bon de signaler qu’une abondante littérature, qu’il serait fastidieux de retracer ici, fait florès aujourd’hui pour en définir et circonscrire la thématique globale ou encore pour constater son existence lointaine dans la temporalité.

La classe inversée expliquée

La classe inversée dans la temporalité

Avec la pédagogie inversée, des classes plutôt « ruches » que « cruches »

Je prend souvent le prétexte de l’activité de sertissage des câbles UTP et des fiches RJ45, prévue dans le contenu de mon cours de réseautique, pour recourir à cette pratique de la classe inversée. Dans cette perspective, des capsules vidéos, de textes sont proposés aux étudiants avant le cours en séances présentielles en classe. Au jour et à l’heure de l’application de l’activité en classe, l’enthousiasme débordant de mes étudiants, leur esprit collaboratif et les débats qui entourent et suivent la réalisation de cette activité me séduisent. Une joie qui, comme autrefois rendue et exprimée dans ce billet, m’aura, cette fois encore, inspirée ce nouveau billet de retour sur une nouvelle expérience de classe inversée qui m’aura mis beaucoup de baume au cœur, si heureux de sentir la très grande satisfaction et l’intérêt que ce rituel provoque chez mes étudiants.

En témoignent les images et vidéo ci-dessous :

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La classe devient une ruche en pédagogie inversée

 

 

A l’ère du tout numérique, qui enseigne qui désormais ?

qui enseigne qui

Qui enseigne qui désormais ?

Le dessin de presse est aujourd’hui à la mode. Moi je ne sais pas dessiner … hélas. Néanmoins,je me découvre souvent dans les dessins des autres. Ce croquis m’inspire quelque chose. Laquelle ?  Je vous laisse la deviner. En tous cas, collègues enseignants vous êtes bien avertis : avec l’arrivée inéluctable du numérique dans l’enseignement, les rôles risquent d’être bientôt totalement inversés. Prenons garde

#JeSuisCharlie vs #JeneSuisPasCharlie : deux hashtag s’écartèlent sur Twitter

Charlie Hebdo, courant et contre courant sur Twitter

Les très largement médiatisés événements des tueries de Paris, à la suite de l’attaque de Charlie Hebdo, s’accompagnent sur Twitter de deux hashtag qui s’opposent et m’inspirent la rédaction de ce billet dans lequel j’y partage avec tous mes lecteurs ma tourmente dans la difficile proximité à établir et le paradoxe entretenu entre les concepts de liberté de presse, de caricature et dessin de presse, de démocratie, d’intolérance, etc

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RDC : enseigner et/ou apprendre autrement avec le numérique

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La RDC a décidé, depuis peu, de basculer son système éducatif dans le processus ou système éducatif de Bologne. mieux connu sous l’appellation du système licence, master, doctorat (LMD). Ce changement de paradigme constitue, à la fois, un espoir et un défi que ce pays se doit de relever en intégrant désormais, les TIC dans la pratique pédagogique. Ce retour d’expérience d’ateliers de formation en intégration pédagogique des TIC, des principaux acteurs du système éducatif congolais, à savoir, les enseignants et les étudiants, me convainc de leurs aptitudes à relever ce défi, dès lors que les pré requis à cette métamorphose seront réunis.

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Yambi, bienvenue à la nouvelle vague des mondoblogueurs

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Un manquement grave

Chers mondoblogueurs de la saison 4, avec un léger recul, je ressens aujourd’hui comme un vrai malaise, un vrai manquement à une vraie valeur africaine de solidarité, d’accueil et de politesse dont j’ai été coupable envers vous : celui d’avoir omis de vous dire Yambi en emprunt à une merveilleuse expression qui, dans les quatre grandes langues nationales rd-congolaises de communication de base (lingala, kikongo, swahili et tshiluba), veut dire bienvenu(e) en français.

Il y a un peu plus de deux mois, si je ne m’abuse, je sais qu’une nouvelle vague de 150 nouvelles plumes des blogueurs francophones a rejoint la grande communauté  Mondoblog.

Ces derniers jours, je suis tout le temps entre deux avions à destination de  mon Congo profond, là où le « boulot » m’appelle. Même si  parfois je me sens surmené en raison des diverses tâches surtout professionnelles, lorsque la connexion Internet me le permet, je ne loupe pas l’occasion l’occasion de placer le curseur de mon ordinateur sur la magique icône de    pour y découvrir vos belles plumes, toujours de plus en plus fascinantes.

Derrière cette sélection, je sais, je sens que de nombreuses autres plumes  s’expriment, qui pour nous réjouir, qui pour nous attrister, qui pour nous émouvoir qui pour nous éduquer, qui pour nous édifier et/ou défier, qui pour nous faire jaser, qui pour nous amuser… qui pour…, qui pour…, etc.

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La sagesse proverbiale : mieux vaut tard que jamais

Alors, pour me racheter de ce manquement, je prends la métaphore de l’enfant qui voyant venir au loin son père, sa mère, sa sœur ou son frère, court… court… à sa rencontre pour se blottir contre sa poitrine.

Et comme, le plus souvent, ce geste s’accompagne, pour l’enfant rd-congolais, de ce merveilleux cri de Yambiiiiiii, je voudrais vous le signifier, vous le dire et vous le lancer, dans sa traduction française : Bienvenu (e)…., Bienvenu (e)   chers tous, chez nous.