RDC- Gambie : le nombre 19 serait-il maudit pour l’alternance politique en Afrique ?

S’occuper de la politique avant que celle-ci ne s’occupe de vous

De temps en temps, je sors de la thématique de base de mon blog Génération technopédagogique, dont l’ambition initiale reste attachée à la publication des billets essentiellement en rapport avec l’avènement des TIC dans l’enseignement ou l’éducation, pour y éditer, à la volée, un ou deux à caractère plutôt politique.

Qu’il s’agisse de mon dernier mais récent article sur la  paix en Colombie ou de l’un de mes tous premiers articles sur la mort de  Ghyslaine Dupont et Claude Verlon, en passant par d’autres, sur la Palestine, sur Nelson Mandela, sur l’Egypte de AL Sissi, ou encore sur la tentation d’une présidence à vie en Afrique centrale, etc., je m’efforce, de manière sans doute, quelque peu approximative ou insuffisamment active, mais volontiers réflexive, de me conformer et de faire mien l’adage très bien connu, du non moins très bien connu syndicaliste et homme politique Québéquois, Michel Chartrand : « Si tu ne t’occupes  pas de la politique, la politique s’occupe de toi ».

L’occasion de (re)faire, une fois de plus, cet exercice, dans ce nouveau billet, m’est offerte par un constat, une réflexion et un regard fortuit autour et sur un nombre : le nombre 19. la suite…

Dessins, croquis d’Ebola et vidéo-conseil « stop ebola » d’un blogueur

 

EBOLA26

 

C’est confirmé. Le virus Ebola réapparaît pour la septième fois en RDC, mon pays. Une sorte de retour au bercail, dirai-je, dans un pays scientifiquement reconnu être son berceau. Aussitôt, j’ai machinalement été rechercher, sur Google Images, quelques elliptiques croquis et dessins sur ce terrible virus. A la fin, par devers l’ellipse des croquis, j’invite, dans ce billet, mes lecteurs à bien intégrer les sages conseils prodigués par Israel Yoroba Guébo dans une récente « vidéo-chanson » stop-Ebola. 

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Entre Kinshasa et Brazzaville : un pare-feu de sécurité en lieu et place d’un pont sur le fleuve congo ?

KINBRAZZAZ

A la lumière des récentes et massives expulsions des RD-Congolais du Congo-Brazza vers leur pays d’origine et des nouvelles mesures diplomatiques instituant désormais un visa de séjour, en lieu et place d’un simple « laissez-passer« , aux ressortissants de deux pays, tout semble indiquer que les « politiques » congolais des temps modernes ont choisi d’établir un pare-feu de sécurité entre leurs capitales respectives, plutôt qu’un pont. Dommage. la suite…

Le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi va-t-il légitimer la répression en Egypte après l’onction du pouvoir de jure acquise ?

Sissi

C’est fait. Le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi a été élu nouveau président d’Egypte. Le résultat de l’élection présidentielle égyptienne dont l’issue était presque connue d’avance par les observateurs avertis, n’aura surpris presque personne. C’est même, me semble t-il, une énième manifestation d’un curieux concept de démocratie Nescafé, à l’africaine (sic!) que je découvre à la suite de la lecture d’un instructif récent billet de De Rocher Chembessi sur son blog. A lire les résultats du scrutin égyptien, on se dit que le mercure électoral aura vraiment chauffé à l’extrême pour Al-Sissi qui obtient 97 % des voix contre 3 % seulement à son faire-valoir d’adversaire Hamdine Sabahi.

Un bémol s’impose néanmoins. Ce plébiscite qui aurait pu désarçonner et dû rabattre le caquet à toute opposition égyptienne, aura été, hélas, timoré par un faible taux de participation des électeurs qui s’est situé à 36 % à l’issue de deux jours officiels de vote prévus. Même quand un troisième jour supplémentaire a été accordé aux électeurs, ce taux n’aura dépassé guère les 44 %. C’est à penser que, seuls les pro-Al-Sissi se sont rendus aux urnes, accorder ce plébiscite à leur idole. C’est dire aussi qu’un tel pourcentage de participation dévoile plutôt une sorte d’impopularité d’un homme dont on a cessé pourtant de vanter le contraire. Arguer, comme tentent de le faire, aujourd’hui, les pro-Al-Sissi, que malgré ce faible taux de participation, leur leader à été élu avec près de 23 millions de voix d’Egyptiens contre 13 millions à son prédécesseur Mohamed Morsi lors de l’élection de 2012, n’est qu’une petite consolation.

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Complainte de mère nigériane éplorée …. Puisse « Chibok » devenir « She’s back »

 Les larmes d'une mère nigériane de Chibok

 

Pour toutes ces mères nigérianes dont les filles ont été kidnappées à Chibok … Et si le chimérique devenait réel ?  Si… « Chibok »… devenait « She’s back » pour imaginer un retour sain et sauf de leurs rejetons au bercail ? Rêvons … rêvons … et surtout croyons et espérons. 

Face A : Dieu serait-il désormais nigérian ?

 

A cette forme interrogative de mon questionnement, volontiers enduite d’un petit vernis de nuance, un « ami sur Facebook » Didier-Thierry M’Buy Mitwo, moins hésitant, est quant à lui plutôt formel. Pour lui, « Dieu est désormais nigérian ». C’est le titre d’un post que, il y a peu, toute garde baissée, il a placé sur sa page Facebook. De sa belle plume et de manière imagée, Didier explose : 

le Nigeria court désormais très vite, plus vite que Usein Bolt, et tire très vite, plus vite que Lucky Luke

En fin de lecture de son posting, j’ai compris, très vite, que par cet encens, mon ami tenait à magnifier un grand pays ouest-africain, désormais nouvelle puissance économique du continent noir devant l’ex-indéboulonnable Afrique du Sud. Cette première place, de puissance économique africaine, le Nigeria la doit à son PIB  de 2013, qui selon les nouveaux critères de calcul du Bureau national de statistiques, intégrant désormais des secteurs d’activités qui n’étaient pas pris en compte auparavant, comme les télécommunications, l’immobilier ou encore « Nollywood » la gigantesque industrie du cinéma nigérian, a quasiment doublé par rapport à 2012, passant à 491 milliards de dollars contre 384 milliards de dollars pour l’Afrique du Sud qu’il détrône ainsi du sommet de l’économie africaine. Le Nigeria est aussi ce pays qui héberge le Noir le plus riche du monde en la personne de Aliko Dangote.

Une face reluisante que le Nigeria affiche aussi en football dont les Green Eagles, champions du monde chez les cadets, champions d’Afrique chez les seniors, iront bientôt se mesurer à la Coupe du monde, au Brésil, aux meilleurs du monde dans ce domaine. Et que dire de sa musique qui, selon le très sérieux Forbes Africa, a permis, ce pays, de placer sept de ses musiciens dans le Top 10 des musiciens les plus riches d’Afrique…

Quel beau palmarès, serait-on irrésistiblement tenté de dire. Quelle belle face A qui nous est présentée là, d’un beau pays, avant que, en quelques semaines, des tristes événements ne viennent dénaturer cette belle vision du Nigeria et ne nous laissent, hélas, découvrir une autre face, la face B  d’un pays dont on ne peut, à coup sûr, dire qu’elle soit aussi phosphorescente que la première.

 

Face B : Et si Satan était aussi désormais nigérian ?

La face B, celle assombrie par les actuels malheureux événements qui attirent sur le Nigeria, les phares de divers médias internationaux, commence avec une histoire d’enlèvement de près de 200 lycéennes d’une école publique de Chibok par Boko Haram, une organisation que beaucoup considère comme la glaive de l’islam au Nigeria. De Boko Haram, l’analyste Chris Ngwodo donne l’explication et résume en quelques mots, le programme de l’organisation :

Boko Haram est un néologisme haoussa, langue la plus parlée au nord du Nigeria, et signifie « l’Occident est impur ». L’organisation a été fondée en 2002 par Mohamed Yusuf, un prédicateur radical de Maïduguri, capitale du Borno [Etat musulman situé dans l’extrême nord de la fédération du Nigeria]. Mais ce n’est qu’en 2009 que Boko Haram se signale par des attentats meurtriers. Le gouvernement nigérian réagit. En juillet, l’armée lance une opération militaire contre la secte. Mohamed Yusuf est tué. L’Etat nigérian croit avoir décapité le mouvement. En vain ! Depuis, l’organisation s’est radicalisée, semant de nouveau la terreur dans le pays. Boko Haram est notamment très implantée dans le nord du pays – essentiellement musulman – et réclame l’application de la charia. (La fédération dans son ensemble est composée pour moitié de chrétiens et d’animistes.) « L’émergence de Boko Haram traduit la maturation d’impulsions extrémistes ancrées de longue date dans la réalité sociale du nord du Nigeria  

Dans une vidéo diffusée par cette organisation, peu après l’enlèvement des lycéennes de Chibok, Boko Haram dévoilera au monde, par le truchement de son nouveau chef, Abubakar Shekau, des images et un discours horribles et incrédules lorsque ce dernier y annoncera que les filles kidnappées seraient mariées de force ou encore vendues comme esclaves sexuels.

Aussitôt cette diffusion, des images bouleversantes des pères horrifiés et surtout des mères inquiètes, traumatisées et plongées dans la douleur, vont s’afficher sur nombre d’écrans des télévisions du monde. Dans les rues d’Abuja, de Lagos et d’autres villes du Nigeria, les mères nigérianes se réuniront pour dénoncer la désinvolture du gouvernement nigérian à sauver les jeunes filles enlevées. Les nerfs à vif, mais sans ambiguïté, les parents des enfants enlevés n’auront qu’une seule demande, face aux lamentables aveux d’impuissance du président nigérian Goodluck Jonathan, qui déclarera tout ignorer du sort des écolières enlevées : « Retrouver leurs enfants  »

Cette complainte va pousser les puissants de ce monde à s’y mêler. Les USA, la Chine, la France … vont offrir diverses aides au gouvernement nigérian pour solutionner le problème.

Et sur les réseaux sociaux, un #BringBackOurGirls est lancé sur lequel, du monde entier, de nombreuses voix vont s’exprimer pour dénoncer l’action de Boko Haram. Porté par la « première dame américaine » Michelle Obama, cet hashtag va booster et réveiller les médias et surtout les grandes célébrités féminines du monde, au drame nigérian.

Sur ces entrefaites, Boko Haram va diffuser une nouvelle vidéo des infortunées lycéennes toutes revêtues de la tenue musulmane de la burqua. Dans cette nouvelle vidéo, Abubakar Shekau déclarera avoir libéré spirituellement les filles en les convertissant à l’islam. Il marchande dorénavant leur libération physique, contre celle des membres du Boko Haram retenus par les pouvoirs publics nigérians, dans les différentes prisons de différentes villes  nigérianes.

 

 

Un espoir ontologique de libération

Quel espoir de libération, de ces lycéennes, peut entretenir ce marchandage ? L’assurance demeure-t-elle de les retrouver saines et sauves un jour ? Comme il est, hélas, totalement hasardeux présentement de répondre positivement à ces questions.

En matière de dogme, il est souvent difficile de se prononcer sans heurter, parfois, les consciences de certains de ses amis avec lesquels on ne partage pas les mêmes convictions ou croyances religieuses. Face à cette action de Boko Haram, certains amis musulmans ont, naturellement, des certitudes religieuses différentes des miennes et peuvent partager une opinion différente de la mienne. Je reste néanmoins imperturbable, car je trouve tout simplement répugnant de laisser les parents, les proches et tous les Nigérians inquiets et tourmentés, sans réponse face à l’ignominie de cet acte de Boko Haram.

Aux dernières nouvelles, on apprend ici, la volonté du pouvoir nigérian de dialoguer avec Boko Haram pour la libération des lycéennes. Dans l’expectative, il faut se réjouir de cet espoir ontologique et communiquer cette espérance à chacune de mère nigériane touchée par ce drame, afin que la complainte de chacune d’elle : May « Chibok », become « She’s back » to … Chibok… devienne réalité et que le vœu de chaque maman de retrouver son rejeton soit exaucé.

Enfin, que … God bless Nigeria

 

 

Une intéressante diversité de « sons de cloche » chez les mondoblogueurs

 SON DE CLOCHE1

Je viens de terminer la lecture de quatre nouveaux billets sur la plateforme Mondoblog. Il me fallait les lire, ces billets, pour réaliser la grande richesse de la langue française. Celle-ci est pleine de nombreuses locutions dont les tournures d’usage et la variété de sens sont intéressantes. Il en est ainsi de la locution son de cloche dont l’usage est particulièrement pertinent lorsqu’il peut charrier et entretenir une sorte de paradoxe de sens.     la suite…