Thomas Sankara : une main noire de la France dans son assassinat ?

La réaction, le comportement et les lointains propos d’un fonctionnaire français, prononcés il y a une trentaine d’années à l’occasion de la mort de Thomas Sankara, et dont je me souviens encore, peuvent-ils créditer les soupçons, maintes fois évoqués, d’une main noire de la France qui aurait trempé dans l’assassinat de ce dernier ?

Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara est assassiné lors d’un coup d’État organisé, c’est connu de tous aujourd’hui, par celui qu’il considérait alors comme son frère : Blaise Compaoré. A l’époque, je travaillais à Libreville, au Gabon, comme expert et fonctionnaire international, dans un projet coordonné par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), une des agences du système des Nations Unies. la suite…

Pédagogie nouvelle à l’aune du numérique, quid de l’école africaine ?

A époque nouvelle, pédagogie nouvelle

Le numérique pour une pédagogie nouvelle à l’école

C’est presqu’un altruisme de dire aujourd’hui que le « tout numérique » informatique, né de l’Internet, prend d’assaut presque tous les aspects de l’activité humaine en élargissant son cercle d’influence aux domaines politique, institutionnel, économique ou commercial, technologique et éducatif. Dans ce nouveau contexte, chaque individu peut, globalement, prendre conscience de son rôle de citoyen, en même temps que de l’existence et de la considération de l’autre, si lointain soit-il. L’avènement du numérique dans le secteur éducatif, fait dire à certaines voix autorisées que les réseaux et les technologies de l’information et de la communication donnent une perspective nouvelle à l’éducation et à l’apprentissage.

Persistance de résistance à l’innovation pédagogique

En dépit d’une certaine résistance d’un bon nombre d’enseignants à intégrer le numérique dans leur pratique pédagogique et à condition, naturellement, de pouvoir accéder à l’Internet, le numérique promeut, semble t-il, aujourd’hui les pédagogies actives à l’école dont bon nombre des pédagogues révèlent les bénéfices, en lieu et place des pédagogies transmissives d’un autre siècle dont ils dénoncent les méfaits en terme de construction et d’acquisition individuelle des connaissances et savoirs des apprenants.

Le numérique à l’école, entre adoptants précoces et réfractaires

L’Afrique en marge du numérique à l’école

La métamorphose de l’enseignement avec le numérique n’est, malheureusement encore, pas donné à tout le monde. En Afrique (surtout noire), terreau des « info-pauvres », il est, hélas, désolant de constater qu’à tous les niveaux ou presque, rien n’a véritablement évolué dans le sens attendu et souhaité ci-dessus et que les élèves africains continuent à évoluer dans un système éducatif dominé par une approche trop étroite des disciplines, des connaissances fragmentées dont on ne discerne pas les enjeux.

Numérique et école africaine : entre mythe et réalité

Dommage, car, en dépit de la persistance d’une fracture numérique et cognitive ainsi constatée, il n’est pas totalement ridicule de penser que, comme ailleurs, les pratiques numériques médiatiques massives des jeunes africains ne cessent de se dévoiler et de s’imprégner au jour le jour.

RDC- Gambie : le nombre 19 serait-il maudit pour l’alternance politique en Afrique ?

S’occuper de la politique avant que celle-ci ne s’occupe de vous

De temps en temps, je sors de la thématique de base de mon blog Génération technopédagogique, dont l’ambition initiale reste attachée à la publication des billets essentiellement en rapport avec l’avènement des TIC dans l’enseignement ou l’éducation, pour y éditer, à la volée, un ou deux à caractère plutôt politique.

Qu’il s’agisse de mon dernier mais récent article sur la  paix en Colombie ou de l’un de mes tous premiers articles sur la mort de  Ghyslaine Dupont et Claude Verlon, en passant par d’autres, sur la Palestine, sur Nelson Mandela, sur l’Egypte de AL Sissi, ou encore sur la tentation d’une présidence à vie en Afrique centrale, etc., je m’efforce, de manière sans doute, quelque peu approximative ou insuffisamment active, mais volontiers réflexive, de me conformer et de faire mien l’adage très bien connu, du non moins très bien connu syndicaliste et homme politique Québéquois, Michel Chartrand : « Si tu ne t’occupes  pas de la politique, la politique s’occupe de toi ».

L’occasion de (re)faire, une fois de plus, cet exercice, dans ce nouveau billet, m’est offerte par un constat, une réflexion et un regard fortuit autour et sur un nombre : le nombre 19. la suite…

Dessins, croquis d’Ebola et vidéo-conseil « stop ebola » d’un blogueur

 

EBOLA26

 

C’est confirmé. Le virus Ebola réapparaît pour la septième fois en RDC, mon pays. Une sorte de retour au bercail, dirai-je, dans un pays scientifiquement reconnu être son berceau. Aussitôt, j’ai machinalement été rechercher, sur Google Images, quelques elliptiques croquis et dessins sur ce terrible virus. A la fin, par devers l’ellipse des croquis, j’invite, dans ce billet, mes lecteurs à bien intégrer les sages conseils prodigués par Israel Yoroba Guébo dans une récente « vidéo-chanson » stop-Ebola. 

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Entre Kinshasa et Brazzaville : un pare-feu de sécurité en lieu et place d’un pont sur le fleuve congo ?

KINBRAZZAZ

A la lumière des récentes et massives expulsions des RD-Congolais du Congo-Brazza vers leur pays d’origine et des nouvelles mesures diplomatiques instituant désormais un visa de séjour, en lieu et place d’un simple « laissez-passer« , aux ressortissants de deux pays, tout semble indiquer que les « politiques » congolais des temps modernes ont choisi d’établir un pare-feu de sécurité entre leurs capitales respectives, plutôt qu’un pont. Dommage. la suite…

Le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi va-t-il légitimer la répression en Egypte après l’onction du pouvoir de jure acquise ?

Sissi

C’est fait. Le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi a été élu nouveau président d’Egypte. Le résultat de l’élection présidentielle égyptienne dont l’issue était presque connue d’avance par les observateurs avertis, n’aura surpris presque personne. C’est même, me semble t-il, une énième manifestation d’un curieux concept de démocratie Nescafé, à l’africaine (sic!) que je découvre à la suite de la lecture d’un instructif récent billet de De Rocher Chembessi sur son blog. A lire les résultats du scrutin égyptien, on se dit que le mercure électoral aura vraiment chauffé à l’extrême pour Al-Sissi qui obtient 97 % des voix contre 3 % seulement à son faire-valoir d’adversaire Hamdine Sabahi.

Un bémol s’impose néanmoins. Ce plébiscite qui aurait pu désarçonner et dû rabattre le caquet à toute opposition égyptienne, aura été, hélas, timoré par un faible taux de participation des électeurs qui s’est situé à 36 % à l’issue de deux jours officiels de vote prévus. Même quand un troisième jour supplémentaire a été accordé aux électeurs, ce taux n’aura dépassé guère les 44 %. C’est à penser que, seuls les pro-Al-Sissi se sont rendus aux urnes, accorder ce plébiscite à leur idole. C’est dire aussi qu’un tel pourcentage de participation dévoile plutôt une sorte d’impopularité d’un homme dont on a cessé pourtant de vanter le contraire. Arguer, comme tentent de le faire, aujourd’hui, les pro-Al-Sissi, que malgré ce faible taux de participation, leur leader à été élu avec près de 23 millions de voix d’Egyptiens contre 13 millions à son prédécesseur Mohamed Morsi lors de l’élection de 2012, n’est qu’une petite consolation.

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