Complainte de mère nigériane éplorée …. Puisse « Chibok » devenir « She’s back »

 Les larmes d'une mère nigériane de Chibok

 

Pour toutes ces mères nigérianes dont les filles ont été kidnappées à Chibok … Et si le chimérique devenait réel ?  Si… « Chibok »… devenait « She’s back » pour imaginer un retour sain et sauf de leurs rejetons au bercail ? Rêvons … rêvons … et surtout croyons et espérons. 

Face A : Dieu serait-il désormais nigérian ?

 

A cette forme interrogative de mon questionnement, volontiers enduite d’un petit vernis de nuance, un « ami sur Facebook » Didier-Thierry M’Buy Mitwo, moins hésitant, est quant à lui plutôt formel. Pour lui, « Dieu est désormais nigérian ». C’est le titre d’un post que, il y a peu, toute garde baissée, il a placé sur sa page Facebook. De sa belle plume et de manière imagée, Didier explose : 

le Nigeria court désormais très vite, plus vite que Usein Bolt, et tire très vite, plus vite que Lucky Luke

En fin de lecture de son posting, j’ai compris, très vite, que par cet encens, mon ami tenait à magnifier un grand pays ouest-africain, désormais nouvelle puissance économique du continent noir devant l’ex-indéboulonnable Afrique du Sud. Cette première place, de puissance économique africaine, le Nigeria la doit à son PIB  de 2013, qui selon les nouveaux critères de calcul du Bureau national de statistiques, intégrant désormais des secteurs d’activités qui n’étaient pas pris en compte auparavant, comme les télécommunications, l’immobilier ou encore « Nollywood » la gigantesque industrie du cinéma nigérian, a quasiment doublé par rapport à 2012, passant à 491 milliards de dollars contre 384 milliards de dollars pour l’Afrique du Sud qu’il détrône ainsi du sommet de l’économie africaine. Le Nigeria est aussi ce pays qui héberge le Noir le plus riche du monde en la personne de Aliko Dangote.

Une face reluisante que le Nigeria affiche aussi en football dont les Green Eagles, champions du monde chez les cadets, champions d’Afrique chez les seniors, iront bientôt se mesurer à la Coupe du monde, au Brésil, aux meilleurs du monde dans ce domaine. Et que dire de sa musique qui, selon le très sérieux Forbes Africa, a permis, ce pays, de placer sept de ses musiciens dans le Top 10 des musiciens les plus riches d’Afrique…

Quel beau palmarès, serait-on irrésistiblement tenté de dire. Quelle belle face A qui nous est présentée là, d’un beau pays, avant que, en quelques semaines, des tristes événements ne viennent dénaturer cette belle vision du Nigeria et ne nous laissent, hélas, découvrir une autre face, la face B  d’un pays dont on ne peut, à coup sûr, dire qu’elle soit aussi phosphorescente que la première.

 

Face B : Et si Satan était aussi désormais nigérian ?

La face B, celle assombrie par les actuels malheureux événements qui attirent sur le Nigeria, les phares de divers médias internationaux, commence avec une histoire d’enlèvement de près de 200 lycéennes d’une école publique de Chibok par Boko Haram, une organisation que beaucoup considère comme la glaive de l’islam au Nigeria. De Boko Haram, l’analyste Chris Ngwodo donne l’explication et résume en quelques mots, le programme de l’organisation :

Boko Haram est un néologisme haoussa, langue la plus parlée au nord du Nigeria, et signifie « l’Occident est impur ». L’organisation a été fondée en 2002 par Mohamed Yusuf, un prédicateur radical de Maïduguri, capitale du Borno [Etat musulman situé dans l’extrême nord de la fédération du Nigeria]. Mais ce n’est qu’en 2009 que Boko Haram se signale par des attentats meurtriers. Le gouvernement nigérian réagit. En juillet, l’armée lance une opération militaire contre la secte. Mohamed Yusuf est tué. L’Etat nigérian croit avoir décapité le mouvement. En vain ! Depuis, l’organisation s’est radicalisée, semant de nouveau la terreur dans le pays. Boko Haram est notamment très implantée dans le nord du pays – essentiellement musulman – et réclame l’application de la charia. (La fédération dans son ensemble est composée pour moitié de chrétiens et d’animistes.) « L’émergence de Boko Haram traduit la maturation d’impulsions extrémistes ancrées de longue date dans la réalité sociale du nord du Nigeria  

Dans une vidéo diffusée par cette organisation, peu après l’enlèvement des lycéennes de Chibok, Boko Haram dévoilera au monde, par le truchement de son nouveau chef, Abubakar Shekau, des images et un discours horribles et incrédules lorsque ce dernier y annoncera que les filles kidnappées seraient mariées de force ou encore vendues comme esclaves sexuels.

Aussitôt cette diffusion, des images bouleversantes des pères horrifiés et surtout des mères inquiètes, traumatisées et plongées dans la douleur, vont s’afficher sur nombre d’écrans des télévisions du monde. Dans les rues d’Abuja, de Lagos et d’autres villes du Nigeria, les mères nigérianes se réuniront pour dénoncer la désinvolture du gouvernement nigérian à sauver les jeunes filles enlevées. Les nerfs à vif, mais sans ambiguïté, les parents des enfants enlevés n’auront qu’une seule demande, face aux lamentables aveux d’impuissance du président nigérian Goodluck Jonathan, qui déclarera tout ignorer du sort des écolières enlevées : « Retrouver leurs enfants  »

Cette complainte va pousser les puissants de ce monde à s’y mêler. Les USA, la Chine, la France … vont offrir diverses aides au gouvernement nigérian pour solutionner le problème.

Et sur les réseaux sociaux, un #BringBackOurGirls est lancé sur lequel, du monde entier, de nombreuses voix vont s’exprimer pour dénoncer l’action de Boko Haram. Porté par la « première dame américaine » Michelle Obama, cet hashtag va booster et réveiller les médias et surtout les grandes célébrités féminines du monde, au drame nigérian.

Sur ces entrefaites, Boko Haram va diffuser une nouvelle vidéo des infortunées lycéennes toutes revêtues de la tenue musulmane de la burqua. Dans cette nouvelle vidéo, Abubakar Shekau déclarera avoir libéré spirituellement les filles en les convertissant à l’islam. Il marchande dorénavant leur libération physique, contre celle des membres du Boko Haram retenus par les pouvoirs publics nigérians, dans les différentes prisons de différentes villes  nigérianes.

 

 

Un espoir ontologique de libération

Quel espoir de libération, de ces lycéennes, peut entretenir ce marchandage ? L’assurance demeure-t-elle de les retrouver saines et sauves un jour ? Comme il est, hélas, totalement hasardeux présentement de répondre positivement à ces questions.

En matière de dogme, il est souvent difficile de se prononcer sans heurter, parfois, les consciences de certains de ses amis avec lesquels on ne partage pas les mêmes convictions ou croyances religieuses. Face à cette action de Boko Haram, certains amis musulmans ont, naturellement, des certitudes religieuses différentes des miennes et peuvent partager une opinion différente de la mienne. Je reste néanmoins imperturbable, car je trouve tout simplement répugnant de laisser les parents, les proches et tous les Nigérians inquiets et tourmentés, sans réponse face à l’ignominie de cet acte de Boko Haram.

Aux dernières nouvelles, on apprend ici, la volonté du pouvoir nigérian de dialoguer avec Boko Haram pour la libération des lycéennes. Dans l’expectative, il faut se réjouir de cet espoir ontologique et communiquer cette espérance à chacune de mère nigériane touchée par ce drame, afin que la complainte de chacune d’elle : May « Chibok », become « She’s back » to … Chibok… devienne réalité et que le vœu de chaque maman de retrouver son rejeton soit exaucé.

Enfin, que … God bless Nigeria

 

 

Une intéressante diversité de « sons de cloche » chez les mondoblogueurs

 SON DE CLOCHE1

Je viens de terminer la lecture de quatre nouveaux billets sur la plateforme Mondoblog. Il me fallait les lire, ces billets, pour réaliser la grande richesse de la langue française. Celle-ci est pleine de nombreuses locutions dont les tournures d’usage et la variété de sens sont intéressantes. Il en est ainsi de la locution son de cloche dont l’usage est particulièrement pertinent lorsqu’il peut charrier et entretenir une sorte de paradoxe de sens.     la suite…

Présidence de la République à durée indéterminée dans les pays des Grands Lacs ?

PRESOAFRICA

Coïncidence de calendrier électoral dans les pays des Grands Lacs en Afrique centrale : les présidents Pierre Nkurunziza du Burundi, Joseph Kabila Kabange de la République démocratique du Congo et Paul Kagame du Rwanda, sont bientôt en fin de mandat. Cependant, chacun d’entre eux donne l’impression de vouloir modifier la Constitution de son pays pour se maintenir au pouvoir. Ni les frondes de leurs oppositions respectives, encore moins l’avertissement de Russ Feingold, envoyé spécial des Etats-Unis d’Amérique en République démocratique du Congo et dans les pays de Grands Lacs, ne paraissent les ébranler. Vont-ils, sur le modèle du russe Vladimir Poutine, tenir tête et s’imposer ? Let’s Wait and See.  la suite…

Résidant à Kinshasa…enseignant à Beni ou les vertus de la classe en ligne

Le numérique à l'école : une alternative pédagogique du futur

« Nous disons que l’autorité est en crise parce que nous passons d’une société hiérarchique, verticale, à une société plus transversale, notamment grâce aux réseaux comme Internet. Tout ne coule plus du haut vers le bas, de celui qui sait vers l’ignorant. Les relations parent-enfant, maître-élève, État-citoyen… sont à reconstruire. (…) Une nouvelle démocratie du savoir est en marche. Désormais, la seule autorité qui peut s’imposer est fondée sur la compétence. Si vous n’êtes pas investi de cette autorité-là, ce n’est pas la peine de devenir député, professeur, président, voire parent. »

J’emprunterai, de façon très approximative sans doute, cette déclaration de Michel Serres pour écrire ce billet qui voudrait justifier l’impératif pour les enseignants africains d’acquérir des compétences dans la mise en ligne des cours et restituer une petite expérience personnelle des vertus de la classe en ligne dans le contexte congolais de l’enseignement supérieur.  la suite…

L’AFRIQUE GAGNE AVEC LES TIC

Afrique connect1

Avec une adhésion volontariste de sa population au schéma de développement charrié avec et par les technologies de l’information et de la communication (TIC), l’Afrique montre qu’elle peut désormais elle aussi gagner

L’Afrique connectée à l’initiative de Google

Certaines voix autorisées le disent désormais à haute voix : une autre Afrique se profile, celle qui gagne avec les technologies de l’information et de la communication (TIC). Grâce au Web et avec notamment le soutien de Google dans son PROJET D’UNE AFRIQUE CONNECTÉE, l’espoir d’une nouvelle Afrique gagnante est, en effet, désormais possible. la suite…

Le numérique et l’histoire se marient pour immortaliser Nelson Mandela

Mandela

A la fin décembre, les médias de tous bords ont coutume de sonder leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs sur les faits marquants de l’année. Pour moi, l’évènement qui aura incontestablement marqué l’année 2013 reste la « mort » de Nelson Mandela. Ma curiosité, dans une courte navigation sur le net autour de cet événement, m’a agréablement surpris sur les vertus d’immortalisation offertes actuellement par les TIC. Je suis tout heureux que le totem Mandela en soit aujourd’hui un des premiers bénéficiaires.  la suite…