RDC : enseigner et/ou apprendre autrement avec le numérique

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La RDC a décidé, depuis peu, de basculer son système éducatif dans le processus ou système éducatif de Bologne. mieux connu sous l’appellation du système licence, master, doctorat (LMD). Ce changement de paradigme constitue, à la fois, un espoir et un défi que ce pays se doit de relever en intégrant désormais, les TIC dans la pratique pédagogique. Ce retour d’expérience d’ateliers de formation en intégration pédagogique des TIC, des principaux acteurs du système éducatif congolais, à savoir, les enseignants et les étudiants, me convainc de leurs aptitudes à relever ce défi, dès lors que les pré requis à cette métamorphose seront réunis.

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Intégrer les TIC dans l’enseignement, un retour sur une petite expérience de la classe inversée

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Une année académique, 2013-2014, s’achève. Une nouvelle, 2014-2015, pointe à l’horizon. Ce double événement est souvent, pour tout enseignant, une occasion de faire un bilan de l’année qui s’achève et/ou de prendre de nouvelles résolutions pour celle qui commence. J’ai expérimenté, quant à moi, durant l’année académique passée, une pratique pédagogique de la classe inversée que j’aimerais voir me servir davantage de socle pour une intégration encore plus grande des TIC à ma pratique professionnelle. Je ressens un grand plaisir à rendre dans ce billet, un feedback de mes étudiants à cette expérience.  la suite…

Les yo-yo de la connexion internet à l’UCBC Beni, antithétique de la classe et de la formation en ligne ?

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Depuis près de trois semaines, je suis (de nouveau) à l’Université Chrétienne Bilingue du Congo (UCBC) de Beni y répondre à une deuxième invitation de l’université pour y prester des enseignements à l’intention des étudiants de la filière multimédia. C’est une deuxième expérience pour moi, après celle de l’année académique 2012-2013.

En « seconde main » à mon premier métier d’enseignant, je suis blogueur. Autour de la thématique de « technopédagogie », je tente de susciter sur mon blog, dans le contexte africain et particulièrement congolais, un fructueux débat sur l’intégration progressive des technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement (TICE). Aussi, même s’il m’arrive souvent de placer sur mon blog des billets  » hors-sujets » (sic), je n’oublie pas cette option initiale de mon blog. Chassez le naturel… di-on, il revient au galop…

Depuis peu, j’ai pris la résolution d’être un peu plus actif dans l’animation de mon blog. Une résolution que, hélas, je risque de partiellement rompre durant mon séjour à Beni. En cause : une scabreuse connexion internet, liée à son corollaire d’insuffisance d’électricité que je vis actuellement à Beni. 

De façon hypertextuelle, ces obstacles affectent également mon premier travail et pourrait m’ôter, face à mes détracteurs, un argumentaire sur les vertus de l’enseignement en ligne dont, pourtant, dans presque le même contexte situationnel, j’ai loué les mérites il y a un an ici. Cette année, je tenais à renouveler et à renforcer cette expérience que, hélas, les yo-yo de la connexion internet ne m’autorisent guère.

UCBC à Beni : une stressante connexion internet

Hélas, hélas, manifestement, la seule bonne volonté de la direction de l’UCBC ne semble plus suffire. Les ronronnements des accumulateurs de l’université ne fournissent que parcimonieusement l’électricité et, par ricochet, la connexion internet. Le recours aux rares cyber-centres du centre ville est astreint à la même réalité. Même quand les accumulateurs peuvent l’autoriser, le débit de connexion internet offert par ces centres ne permet pas toujours la pratique aisée de l’enseignement en ligne. En dehors du fait que ce recours est souvent hors-prix pour les étudiants.

A la guerre, comme à la guerre

BENIFOT1L’expression est bien connue et se dit souvent lorsque, pour une raison ou une autre, on doit s’en remettre à la débrouille pour obtenir un quelconque résultat qu’on arrive pas à atteindre par faute de moyens à portée de main. Dans ce panorama, je dois m’abandonner à la fatalité. Mieux, je dois m’adapter à « qui mieux-mieux » à la situation. Ne dit-on pas que l’adaptation est une faculté d’intelligence ? Et, comme enseignant, j’appartiens, semble t-il, par défaut au sérail des intellectuels. Je ne peux donc qu’en tirer la parfaite conclusion. Aussi, dois-je me résoudre souvent à préparer mes leçons dans l’ambiance feutrée d’un ordinateur éclairé à la torche, comme illustrée dans les images ci-contre, et soumise à une autonomie de fonctionnement  limitée. A la guerre comme à la guerre, dis-je, une façon, sans doute, de me rappeler que je suis à Beni, dans l’est de la RDC. 

BENIFOTUne entité de la RDC dans laquelle subsistent encore les séquelles d’une guerre récurrente que ni la fin présumée des fameux et affreux M23, ADF et autres Mai-mai…,tous des mouvements des rébellions combattus par les forces armées officielles, les Forces Armées de République Démocratique du Congo (FARDC), mais qu’elles n’ont pas encore totalement vaincu

Mais, est-ce là un motif suffisant pour le pouvoir central de Kinshasa de priver indéfiniment la ville de Beni du « Power », du pouvoir électrique si important de nos jours pour un vrai développement des peuples ? Assurément non. A quand alors l’implantation de la SNEL dans ce coin du pays ? En attendant une hypothétique réponse à cette question, je dis, pour l’instant, merci à un favorable mouvement que ce yo-yo de la connexion internet m’offre pou placer ce billet. Enfin, que personne ne s’amuse à croire qu’il pourrait me détourner de ma « technopédagogie« . 

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Nenni, c’est déjà perdu d’avance. Car j’ai pu bénéficier d’un appui inestimable. Celui des premiers intéressés, les étudiants pour qui, à ma grande joie, malgré les énormes difficultés de connexion internet, tous les moyens à leur portée, ordinateur, smartphone…, ont été bons pour expérimenter une pratique fortement appréciée. Qui veut la fin, veut le moyen dit-on.

 

 

Un hymne improvisé dédié aux TIC, c’est poèTIC. Je l’ai aimé


Voici un poème improvisé de Franck Otete, un ancien collègue de formation, dédié aux technologies de l’information et de la communication (TIC). Ce matin, au gré de mes clics de souris quotidiens, je l’ai retrouvé archivé sur mon eduportfolio. Ce poème tracte quelques unes des vertus reconnues aux TIC surtout dans le contexte éducatif : mutualisation et partage des connaissances, convivialité, resserrement des liens, amour et esprit de travail en équipe, etc.. Je l’ai aimé. Vous également, après l’avoir lu, l’aimerez aussi peut-être.

POETIC4UN POÈME POUR LES TIC…A QUOI CELA RIME-T-IL ?

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Le contexte

Octobre 2008, nous sommes 15 apprenants de l’Afrique centrale à valider un diplôme de master en intégration pédagogique des TIC dans le cadre d’une formation ouverte et à distance (FOAD) organisée par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) et offerte par la faculté des sciences de l’éducation de l’université canadienne de Montréal, dans son micro-programme d’intégration pédagogique des TIC. Puisque la formation est orientée spécialement aux ressortissants de l’Afrique centrale, nous sommes donc originaires du Gabon, du Congo-Brazzaville ou de la République démocratique du Congo.

Nos profils d’origine sont diversifiés : avocats, enseignants, enseignant-documentalistes et médecins. L’enseignement reste néanmoins le dénominateur commun qui nous rassemble. Nos formateurs Thierry Karsenty et Normand Roy sont canadiens. Le coordonnateur et tuteur de la formation est actuellement docteur en psychopédagogie de l’UdeM, le Camerounais Salomon Tchameni Ngamo alors doctorant.  la suite…

Résidant à Kinshasa…enseignant à Beni ou les vertus de la classe en ligne

Le numérique à l'école : une alternative pédagogique du futur

« Nous disons que l’autorité est en crise parce que nous passons d’une société hiérarchique, verticale, à une société plus transversale, notamment grâce aux réseaux comme Internet. Tout ne coule plus du haut vers le bas, de celui qui sait vers l’ignorant. Les relations parent-enfant, maître-élève, État-citoyen… sont à reconstruire. (…) Une nouvelle démocratie du savoir est en marche. Désormais, la seule autorité qui peut s’imposer est fondée sur la compétence. Si vous n’êtes pas investi de cette autorité-là, ce n’est pas la peine de devenir député, professeur, président, voire parent. »

J’emprunterai, de façon très approximative sans doute, cette déclaration de Michel Serres pour écrire ce billet qui voudrait justifier l’impératif pour les enseignants africains d’acquérir des compétences dans la mise en ligne des cours et restituer une petite expérience personnelle des vertus de la classe en ligne dans le contexte congolais de l’enseignement supérieur.  la suite…

L’Afrique résiste à la techno-révolution de l’enseignement, mais pour combien de temps encore ?

Intégrer les TIC dans la classe africaine

Intégrer les TIC dans la classe africaine

Les questions relatives aux impacts des technologies numériques dans l’éducation et la formation font couler beaucoup d’encre. Entre technophiles et technophobes, entre discours enthousiasmants et parfois résistances farouches, entre les potentiels des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement et la fracture numérique Nord Sud, entre ce qu’il est convenu d’appeler ailleurs, e-learning, foad, Mooc, classes inversées, etc. et la persistance des méthodes traditionnelles de pédagogie transmissive largement encore d’application en Afrique,  il est bien difficile pour celle-ci, de se tracer un cheminement vers l’intégration pédagogique des TIC à la pédagogie. Difficile il est vrai. Oui, mais pour combien de temps encore l’Afrique va-t-elle rester à l’écart de cette innovation pédagogique ? Je ne résiste pas à l’occasion de placer ici quelques vidéos sur les impacts des technologies numériques dans l’enseignement. A chacun de se faire sa petite opinion.

La classe branchée d’hier à demain : le mariage entre la technologie et l’enseignement est très ancien.

Aujourd’hui, enseigner toujours comme hier ?

Dès lors que les nouveaux outils du numérique (tablette, iPad ou simple ordi, etc..) font leur entrée dans les salles de classe, comme dans les universités de Singapour malgré …

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