RDC : des jeunes femmes leaders s’insurgent contre la violence liée à l’internet faite à leurs consœurs

 

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Il semble bien que les TIC entretiennent des rapports paradoxaux entre l’accès à ces technologies, la fracture numérique de genre et la violence faite à la femme liée aux technologies de l’information et de la communication. J’ai participé récemment à une activité des jeunes leaders féminins de la RDC sur les usages des TIC et la violence faite à la femme dans le contexte rd congolais. La réflexion à laquelle j’ai été convié m’aura (presque) convaincu de ce paradoxe et suggéré ce billet. la suite…

Entre Kinshasa et Brazzaville : un pare-feu de sécurité en lieu et place d’un pont sur le fleuve congo ?

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A la lumière des récentes et massives expulsions des RD-Congolais du Congo-Brazza vers leur pays d’origine et des nouvelles mesures diplomatiques instituant désormais un visa de séjour, en lieu et place d’un simple « laissez-passer« , aux ressortissants de deux pays, tout semble indiquer que les « politiques » congolais des temps modernes ont choisi d’établir un pare-feu de sécurité entre leurs capitales respectives, plutôt qu’un pont. Dommage. la suite…

Les yo-yo de la connexion internet à l’UCBC Beni, antithétique de la classe et de la formation en ligne ?

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Depuis près de trois semaines, je suis (de nouveau) à l’Université Chrétienne Bilingue du Congo (UCBC) de Beni y répondre à une deuxième invitation de l’université pour y prester des enseignements à l’intention des étudiants de la filière multimédia. C’est une deuxième expérience pour moi, après celle de l’année académique 2012-2013.

En « seconde main » à mon premier métier d’enseignant, je suis blogueur. Autour de la thématique de « technopédagogie », je tente de susciter sur mon blog, dans le contexte africain et particulièrement congolais, un fructueux débat sur l’intégration progressive des technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement (TICE). Aussi, même s’il m’arrive souvent de placer sur mon blog des billets  » hors-sujets » (sic), je n’oublie pas cette option initiale de mon blog. Chassez le naturel… di-on, il revient au galop…

Depuis peu, j’ai pris la résolution d’être un peu plus actif dans l’animation de mon blog. Une résolution que, hélas, je risque de partiellement rompre durant mon séjour à Beni. En cause : une scabreuse connexion internet, liée à son corollaire d’insuffisance d’électricité que je vis actuellement à Beni. 

De façon hypertextuelle, ces obstacles affectent également mon premier travail et pourrait m’ôter, face à mes détracteurs, un argumentaire sur les vertus de l’enseignement en ligne dont, pourtant, dans presque le même contexte situationnel, j’ai loué les mérites il y a un an ici. Cette année, je tenais à renouveler et à renforcer cette expérience que, hélas, les yo-yo de la connexion internet ne m’autorisent guère.

UCBC à Beni : une stressante connexion internet

Hélas, hélas, manifestement, la seule bonne volonté de la direction de l’UCBC ne semble plus suffire. Les ronronnements des accumulateurs de l’université ne fournissent que parcimonieusement l’électricité et, par ricochet, la connexion internet. Le recours aux rares cyber-centres du centre ville est astreint à la même réalité. Même quand les accumulateurs peuvent l’autoriser, le débit de connexion internet offert par ces centres ne permet pas toujours la pratique aisée de l’enseignement en ligne. En dehors du fait que ce recours est souvent hors-prix pour les étudiants.

A la guerre, comme à la guerre

BENIFOT1L’expression est bien connue et se dit souvent lorsque, pour une raison ou une autre, on doit s’en remettre à la débrouille pour obtenir un quelconque résultat qu’on arrive pas à atteindre par faute de moyens à portée de main. Dans ce panorama, je dois m’abandonner à la fatalité. Mieux, je dois m’adapter à « qui mieux-mieux » à la situation. Ne dit-on pas que l’adaptation est une faculté d’intelligence ? Et, comme enseignant, j’appartiens, semble t-il, par défaut au sérail des intellectuels. Je ne peux donc qu’en tirer la parfaite conclusion. Aussi, dois-je me résoudre souvent à préparer mes leçons dans l’ambiance feutrée d’un ordinateur éclairé à la torche, comme illustrée dans les images ci-contre, et soumise à une autonomie de fonctionnement  limitée. A la guerre comme à la guerre, dis-je, une façon, sans doute, de me rappeler que je suis à Beni, dans l’est de la RDC. 

BENIFOTUne entité de la RDC dans laquelle subsistent encore les séquelles d’une guerre récurrente que ni la fin présumée des fameux et affreux M23, ADF et autres Mai-mai…,tous des mouvements des rébellions combattus par les forces armées officielles, les Forces Armées de République Démocratique du Congo (FARDC), mais qu’elles n’ont pas encore totalement vaincu

Mais, est-ce là un motif suffisant pour le pouvoir central de Kinshasa de priver indéfiniment la ville de Beni du « Power », du pouvoir électrique si important de nos jours pour un vrai développement des peuples ? Assurément non. A quand alors l’implantation de la SNEL dans ce coin du pays ? En attendant une hypothétique réponse à cette question, je dis, pour l’instant, merci à un favorable mouvement que ce yo-yo de la connexion internet m’offre pou placer ce billet. Enfin, que personne ne s’amuse à croire qu’il pourrait me détourner de ma « technopédagogie« . 

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Nenni, c’est déjà perdu d’avance. Car j’ai pu bénéficier d’un appui inestimable. Celui des premiers intéressés, les étudiants pour qui, à ma grande joie, malgré les énormes difficultés de connexion internet, tous les moyens à leur portée, ordinateur, smartphone…, ont été bons pour expérimenter une pratique fortement appréciée. Qui veut la fin, veut le moyen dit-on.

 

 

RDC : la journée nationale de l’enseignant (e), une « sale » journée pour notre « beau métier »

  enseignement

A l’instar de nombreux pays du monde, qui célèbrent la journée internationale de l’enseignant(e) le 05 octobre de chaque année pour honorer les enseignants, la République Démocratique du Congo consacre, le 30 avril de chaque année, pour glorifier les siens. Hélas, les fériée, chômée et payée accolées à cette journée, résonne davantage comme un non sens intégral dans le contexte congolais.  la suite…

RDC : l’histoire se répète aux dépens du chef de guerre mai-mai Paul Sadala alias « Morgan »

ARTICULUS

Les historiens aiment à nous rappeler que le temps et l’histoire sont diachroniques. Ils décrivent dans leurs marches, des clichés changeants qui façonnent l’évolution des nations au gré de leurs trajectoires. Quand cette évolution devient ou se veut synchronique et que le temps semble ressasser les mêmes clichés, on dit alors que «l’histoire se répète». Dans l’histoire de la RDC, les circonstances de la récente mort de Paul Sadala alias «Morgan» le terrible chef de guerre Mai-Mai de l’Est, semble corroborer cette vérité, lorsqu’on la compare à celle d’un autre chef militaire Pierre Mulele assassiné quelques années plus tôt en 1968.

1968 : Pierre Mulele est assassiné alors qu’il veut renoncer à la lutte armée

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Pierre Mulele est un ancien ministre du gouvernement de Patrice Lumumba en 1960. Fortement marqué par l’assassinat, toujours non élucidé à ce jour, de ce dernier, le 17 janvier 1961,  il se révolte contre le gouvernement central et le pouvoir de Mobutu, accusé alors de co-auteur de cet assassinat. En 1964, Pierre Mulele déclenche et prolonge, dans sa région d’origine du Kwilu, dans l’actuelle province du Bandundu, la rébellion armée des Mai-Mai Simba de Kisangani contre le pouvoir de MobutuEn septembre 1968, il sort de son maquis et se rend à Brazzaville, pour se concerter avec d’autres lumumbistes sur les voies et moyens de redynamiser son mouvement quelque peu à bout de souffle.

De son refuge de Brazzaville, confiant à une mirobolante amnistie de Kinshasa, Pierre Mulele, sur conseil et en accord avec Marien Ngouabi, président du Congo-Brazzaville, accepte de rentrer à Kinshasa. Le gouvernement du général Mobutu, par la voix de Justin-Marie Bomboko, alors son ministre des Affaires étrangères, jura qu’il ne courrait aucun risque à son retour. Justin-Marie Bomboko, se chargera personnellement de convoyer Pierre Mulele de Brazzaville à Kinshasa dans le bateau présidentiel de Mobutu  la suite…

Présidence de la République à durée indéterminée dans les pays des Grands Lacs ?

PRESOAFRICA

Coïncidence de calendrier électoral dans les pays des Grands Lacs en Afrique centrale : les présidents Pierre Nkurunziza du Burundi, Joseph Kabila Kabange de la République démocratique du Congo et Paul Kagame du Rwanda, sont bientôt en fin de mandat. Cependant, chacun d’entre eux donne l’impression de vouloir modifier la Constitution de son pays pour se maintenir au pouvoir. Ni les frondes de leurs oppositions respectives, encore moins l’avertissement de Russ Feingold, envoyé spécial des Etats-Unis d’Amérique en République démocratique du Congo et dans les pays de Grands Lacs, ne paraissent les ébranler. Vont-ils, sur le modèle du russe Vladimir Poutine, tenir tête et s’imposer ? Let’s Wait and See.  la suite…