Pédagogie nouvelle à l’aune du numérique, quid de l’école africaine ?

A époque nouvelle, pédagogie nouvelle

Le numérique pour une pédagogie nouvelle à l’école

C’est presqu’un altruisme de dire aujourd’hui que le « tout numérique » informatique, né de l’Internet, prend d’assaut presque tous les aspects de l’activité humaine en élargissant son cercle d’influence aux domaines politique, institutionnel, économique ou commercial, technologique et éducatif. Dans ce nouveau contexte, chaque individu peut, globalement, prendre conscience de son rôle de citoyen, en même temps que de l’existence et de la considération de l’autre, si lointain soit-il. L’avènement du numérique dans le secteur éducatif, fait dire à certaines voix autorisées que les réseaux et les technologies de l’information et de la communication donnent une perspective nouvelle à l’éducation et à l’apprentissage.

Persistance de résistance à l’innovation pédagogique

En dépit d’une certaine résistance d’un bon nombre d’enseignants à intégrer le numérique dans leur pratique pédagogique et à condition, naturellement, de pouvoir accéder à l’Internet, le numérique promeut, semble t-il, aujourd’hui les pédagogies actives à l’école dont bon nombre des pédagogues révèlent les bénéfices, en lieu et place des pédagogies transmissives d’un autre siècle dont ils dénoncent les méfaits en terme de construction et d’acquisition individuelle des connaissances et savoirs des apprenants.

Le numérique à l’école, entre adoptants précoces et réfractaires

L’Afrique en marge du numérique à l’école

La métamorphose de l’enseignement avec le numérique n’est, malheureusement encore, pas donné à tout le monde. En Afrique (surtout noire), terreau des « info-pauvres », il est, hélas, désolant de constater qu’à tous les niveaux ou presque, rien n’a véritablement évolué dans le sens attendu et souhaité ci-dessus et que les élèves africains continuent à évoluer dans un système éducatif dominé par une approche trop étroite des disciplines, des connaissances fragmentées dont on ne discerne pas les enjeux.

Numérique et école africaine : entre mythe et réalité

Dommage, car, en dépit de la persistance d’une fracture numérique et cognitive ainsi constatée, il n’est pas totalement ridicule de penser que, comme ailleurs, les pratiques numériques médiatiques massives des jeunes africains ne cessent de se dévoiler et de s’imprégner au jour le jour.

Les TICE, une solution aux classes pléthoriques en Afrique

La classe pléthorique, un phénomène récurent en Afrique

La classe pléthorique, un phénomène récurent en Afrique

La gangrène de la classe pléthorique est aujourd’hui dénoncée de manière récurrente par nombre d’observateurs qui s’intéressent à l’enseignement et à l’éducation en général et en Afrique noire particulièrement. De la RDC, mon pays, au Sénégal, de la Côte d’Ivoire au Bénin, de l’Angola au Burundi, du Tchad en Somalie, etc, aucun pays ou presque n’échappe à cette triste et très actuelle donne du paysage éducatif africain.

Malgré, parfois, des efforts réels faits, ici et/ou là, par certains gouvernements, décideurs politico-éducatifs et autres institutions nationales ou internationales pour remédier à cette tare, rien n’y est fait. Le phénomène des effectifs pléthoriques dans les classes en Afrique s’ajoute au sempiternel manque de moyens financiers, techniques, humains et ne cesse de s’amplifier au jour le jour. Face à une pression sociale de plus en plus évidente et très encline pour une « scolarisation pour tous« , les divers protagonistes du système éducatif africain, désarmés, ne savent plus très bien où donner de la tête face à un phénomène qui frappe quasiment tous les secteurs de l’enseignement.

Classe pléthorique au primaire

Classe pléthorique au primaire

classe pléthorique au supérieur

Du primaire au supérieur, en passant par le secondaire, les effectifs de plus de 100 élèves par classe et/ou des auditoires de 500 à plus de 1000 étudiants n’étonnent ni ne choquent plus personne ou presque. Le découragement et la fatalité semblent pointer à l’horizon. Dans un tel contexte, la qualité de l’enseignement se trouve très sensiblement hypothéquée, en dépit d’un miracle qui fait fleurir de ce « bourbier » des fleurons scientifiques à même de s’asseoir, dans le même salon de la communauté scientifique internationale, aux cotés des collègues formés ailleurs dans des conditions autrement plus bienveillantes.

Intégrer les Tic à l’enseignement : une solution pour conjurer la classe pléthorique africaine ?

Loin d’être une panacée universelle, nombre des pédagogues trouvent dans l’intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l’enseignement (TICE), une solution qui pourrait conjurer les effets néfastes de la classe pléthorique africaine. Parmi les multiples avantages qui fondent le plaidoyer de ces théoriciens pour une intégration réfléchie de ces technologies à l’éducation et à l’enseignement, les tenants de ce nouveau paradigme de l’enseignement insistent sur la délocalisation qu’apportent les nouvelles approches éducatives dérivées de cette intégration (e-learning, mooc, foad, classes inversée, TBI, etc..), susceptible de permettre ainsi un possible désenclavement des classes et de réduire par ricochet le phénomène des effectifs pléthoriques de la classe africaine. Naturellement, les difficultés pour prendre la remorque de ce nouveau paradigme d’enseignement ne manquent pas. Elles sont multiples et de diverses natures particulièrement pour l’Afrique. Car s’il est bien connu, qu’à l’instar d’autres contrées humaines, l’Afrique est bien une « société du savoir« , son retard technologique, de mon sens, ne fait pas encore d’elle une véritable « société de l’information« . Qu’importe, face aux pourfendeurs de l’intégration des TICE dans l’enseignement en Afrique et en dépit de quelques difficultés réelles pour leur application concrète, moi j’ai résolu, de prendre le pari des premiers penseurs. Et autant que je le peux, je recours aux technologies éducatives et intégre les TIC dans ma pratique pédagogique.

Dessins, croquis d’Ebola et vidéo-conseil « stop ebola » d’un blogueur

 

EBOLA26

 

C’est confirmé. Le virus Ebola réapparaît pour la septième fois en RDC, mon pays. Une sorte de retour au bercail, dirai-je, dans un pays scientifiquement reconnu être son berceau. Aussitôt, j’ai machinalement été rechercher, sur Google Images, quelques elliptiques croquis et dessins sur ce terrible virus. A la fin, par devers l’ellipse des croquis, j’invite, dans ce billet, mes lecteurs à bien intégrer les sages conseils prodigués par Israel Yoroba Guébo dans une récente « vidéo-chanson » stop-Ebola. 

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L’AFRIQUE GAGNE AVEC LES TIC

Afrique connect1

Avec une adhésion volontariste de sa population au schéma de développement charrié avec et par les technologies de l’information et de la communication (TIC), l’Afrique montre qu’elle peut désormais elle aussi gagner

L’Afrique connectée à l’initiative de Google

Certaines voix autorisées le disent désormais à haute voix : une autre Afrique se profile, celle qui gagne avec les technologies de l’information et de la communication (TIC). Grâce au Web et avec notamment le soutien de Google dans son PROJET D’UNE AFRIQUE CONNECTÉE, l’espoir d’une nouvelle Afrique gagnante est, en effet, désormais possible. la suite…

Amadou Haya Sanogo le malien et Michel Djotodia le centrafricain : Après le pouvoir… les déboires au bout du fusil !

Deux itinéraires politiques qui se ressemblent ?

Sanogo le malien et Djotodia le centrafricain constituent, deux cas africains caractériels de prise de pouvoir politique qui me suggèrent ce billet. Sans doute inspirés de la pédagogie militaire de MAO de conquête de pouvoir fondée sur son célèbre précepte de : « le pouvoir est au bout du fusil », ces deux hommes semblent expérimenter aujourd’hui, à leurs dépens,  un exercice de pouvoir plutôt jonché de : « déboires au bout du fusil ».  la suite…

L’Afrique résiste à la techno-révolution de l’enseignement, mais pour combien de temps encore ?

Intégrer les TIC dans la classe africaine

Intégrer les TIC dans la classe africaine

Les questions relatives aux impacts des technologies numériques dans l’éducation et la formation font couler beaucoup d’encre. Entre technophiles et technophobes, entre discours enthousiasmants et parfois résistances farouches, entre les potentiels des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement et la fracture numérique Nord Sud, entre ce qu’il est convenu d’appeler ailleurs, e-learning, foad, Mooc, classes inversées, etc. et la persistance des méthodes traditionnelles de pédagogie transmissive largement encore d’application en Afrique,  il est bien difficile pour celle-ci, de se tracer un cheminement vers l’intégration pédagogique des TIC à la pédagogie. Difficile il est vrai. Oui, mais pour combien de temps encore l’Afrique va-t-elle rester à l’écart de cette innovation pédagogique ? Je ne résiste pas à l’occasion de placer ici quelques vidéos sur les impacts des technologies numériques dans l’enseignement. A chacun de se faire sa petite opinion.

La classe branchée d’hier à demain : le mariage entre la technologie et l’enseignement est très ancien.

Aujourd’hui, enseigner toujours comme hier ?

Dès lors que les nouveaux outils du numérique (tablette, iPad ou simple ordi, etc..) font leur entrée dans les salles de classe, comme dans les universités de Singapour malgré …

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