RDC- Gambie : le nombre 19 serait-il maudit pour l’alternance politique en Afrique ?

S’occuper de la politique avant que celle-ci ne s’occupe de vous

De temps en temps, je sors de la thématique de base de mon blog Génération technopédagogique, dont l’ambition initiale reste attachée à la publication des billets essentiellement en rapport avec l’avènement des TIC dans l’enseignement ou l’éducation, pour y éditer, à la volée, un ou deux à caractère plutôt politique.

Qu’il s’agisse de mon dernier mais récent article sur la  paix en Colombie ou de l’un de mes tous premiers articles sur la mort de  Ghyslaine Dupont et Claude Verlon, en passant par d’autres, sur la Palestine, sur Nelson Mandela, sur l’Egypte de AL Sissi, ou encore sur la tentation d’une présidence à vie en Afrique centrale, etc., je m’efforce, de manière sans doute, quelque peu approximative ou insuffisamment active, mais volontiers réflexive, de me conformer et de faire mien l’adage très bien connu, du non moins très bien connu syndicaliste et homme politique Québéquois, Michel Chartrand : « Si tu ne t’occupes  pas de la politique, la politique s’occupe de toi ».

L’occasion de (re)faire, une fois de plus, cet exercice, dans ce nouveau billet, m’est offerte par un constat, une réflexion et un regard fortuit autour et sur un nombre : le nombre 19. la suite…

Le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi va-t-il légitimer la répression en Egypte après l’onction du pouvoir de jure acquise ?

Sissi

C’est fait. Le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi a été élu nouveau président d’Egypte. Le résultat de l’élection présidentielle égyptienne dont l’issue était presque connue d’avance par les observateurs avertis, n’aura surpris presque personne. C’est même, me semble t-il, une énième manifestation d’un curieux concept de démocratie Nescafé, à l’africaine (sic!) que je découvre à la suite de la lecture d’un instructif récent billet de De Rocher Chembessi sur son blog. A lire les résultats du scrutin égyptien, on se dit que le mercure électoral aura vraiment chauffé à l’extrême pour Al-Sissi qui obtient 97 % des voix contre 3 % seulement à son faire-valoir d’adversaire Hamdine Sabahi.

Un bémol s’impose néanmoins. Ce plébiscite qui aurait pu désarçonner et dû rabattre le caquet à toute opposition égyptienne, aura été, hélas, timoré par un faible taux de participation des électeurs qui s’est situé à 36 % à l’issue de deux jours officiels de vote prévus. Même quand un troisième jour supplémentaire a été accordé aux électeurs, ce taux n’aura dépassé guère les 44 %. C’est à penser que, seuls les pro-Al-Sissi se sont rendus aux urnes, accorder ce plébiscite à leur idole. C’est dire aussi qu’un tel pourcentage de participation dévoile plutôt une sorte d’impopularité d’un homme dont on a cessé pourtant de vanter le contraire. Arguer, comme tentent de le faire, aujourd’hui, les pro-Al-Sissi, que malgré ce faible taux de participation, leur leader à été élu avec près de 23 millions de voix d’Egyptiens contre 13 millions à son prédécesseur Mohamed Morsi lors de l’élection de 2012, n’est qu’une petite consolation.

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