Les TICE, une solution aux classes pléthoriques en Afrique

La classe pléthorique, un phénomène récurent en Afrique

La classe pléthorique, un phénomène récurent en Afrique

La gangrène de la classe pléthorique est aujourd’hui dénoncée de manière récurrente par nombre d’observateurs qui s’intéressent à l’enseignement et à l’éducation en général et en Afrique noire particulièrement. De la RDC, mon pays, au Sénégal, de la Côte d’Ivoire au Bénin, de l’Angola au Burundi, du Tchad en Somalie, etc, aucun pays ou presque n’échappe à cette triste et très actuelle donne du paysage éducatif africain.

Malgré, parfois, des efforts réels faits, ici et/ou là, par certains gouvernements, décideurs politico-éducatifs et autres institutions nationales ou internationales pour remédier à cette tare, rien n’y est fait. Le phénomène des effectifs pléthoriques dans les classes en Afrique s’ajoute au sempiternel manque de moyens financiers, techniques, humains et ne cesse de s’amplifier au jour le jour. Face à une pression sociale de plus en plus évidente et très encline pour une « scolarisation pour tous« , les divers protagonistes du système éducatif africain, désarmés, ne savent plus très bien où donner de la tête face à un phénomène qui frappe quasiment tous les secteurs de l’enseignement.

Classe pléthorique au primaire

Classe pléthorique au primaire

classe pléthorique au supérieur

Du primaire au supérieur, en passant par le secondaire, les effectifs de plus de 100 élèves par classe et/ou des auditoires de 500 à plus de 1000 étudiants n’étonnent ni ne choquent plus personne ou presque. Le découragement et la fatalité semblent pointer à l’horizon. Dans un tel contexte, la qualité de l’enseignement se trouve très sensiblement hypothéquée, en dépit d’un miracle qui fait fleurir de ce « bourbier » des fleurons scientifiques à même de s’asseoir, dans le même salon de la communauté scientifique internationale, aux cotés des collègues formés ailleurs dans des conditions autrement plus bienveillantes.

Intégrer les Tic à l’enseignement : une solution pour conjurer la classe pléthorique africaine ?

Loin d’être une panacée universelle, nombre des pédagogues trouvent dans l’intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l’enseignement (TICE), une solution qui pourrait conjurer les effets néfastes de la classe pléthorique africaine. Parmi les multiples avantages qui fondent le plaidoyer de ces théoriciens pour une intégration réfléchie de ces technologies à l’éducation et à l’enseignement, les tenants de ce nouveau paradigme de l’enseignement insistent sur la délocalisation qu’apportent les nouvelles approches éducatives dérivées de cette intégration (e-learning, mooc, foad, classes inversée, TBI, etc..), susceptible de permettre ainsi un possible désenclavement des classes et de réduire par ricochet le phénomène des effectifs pléthoriques de la classe africaine. Naturellement, les difficultés pour prendre la remorque de ce nouveau paradigme d’enseignement ne manquent pas. Elles sont multiples et de diverses natures particulièrement pour l’Afrique. Car s’il est bien connu, qu’à l’instar d’autres contrées humaines, l’Afrique est bien une « société du savoir« , son retard technologique, de mon sens, ne fait pas encore d’elle une véritable « société de l’information« . Qu’importe, face aux pourfendeurs de l’intégration des TICE dans l’enseignement en Afrique et en dépit de quelques difficultés réelles pour leur application concrète, moi j’ai résolu, de prendre le pari des premiers penseurs. Et autant que je le peux, je recours aux technologies éducatives et intégre les TIC dans ma pratique pédagogique.

Intégrer les TIC dans l’enseignement, un retour sur une petite expérience de la classe inversée

classe invers

Une année académique, 2013-2014, s’achève. Une nouvelle, 2014-2015, pointe à l’horizon. Ce double événement est souvent, pour tout enseignant, une occasion de faire un bilan de l’année qui s’achève et/ou de prendre de nouvelles résolutions pour celle qui commence. J’ai expérimenté, quant à moi, durant l’année académique passée, une pratique pédagogique de la classe inversée que j’aimerais voir me servir davantage de socle pour une intégration encore plus grande des TIC à ma pratique professionnelle. Je ressens un grand plaisir à rendre dans ce billet, un feedback de mes étudiants à cette expérience.  la suite…

RDC : la journée nationale de l’enseignant (e), une « sale » journée pour notre « beau métier »

  enseignement

A l’instar de nombreux pays du monde, qui célèbrent la journée internationale de l’enseignant(e) le 05 octobre de chaque année pour honorer les enseignants, la République Démocratique du Congo consacre, le 30 avril de chaque année, pour glorifier les siens. Hélas, les fériée, chômée et payée accolées à cette journée, résonne davantage comme un non sens intégral dans le contexte congolais.  la suite…

L’Afrique résiste à la techno-révolution de l’enseignement, mais pour combien de temps encore ?

Intégrer les TIC dans la classe africaine

Intégrer les TIC dans la classe africaine

Les questions relatives aux impacts des technologies numériques dans l’éducation et la formation font couler beaucoup d’encre. Entre technophiles et technophobes, entre discours enthousiasmants et parfois résistances farouches, entre les potentiels des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement et la fracture numérique Nord Sud, entre ce qu’il est convenu d’appeler ailleurs, e-learning, foad, Mooc, classes inversées, etc. et la persistance des méthodes traditionnelles de pédagogie transmissive largement encore d’application en Afrique,  il est bien difficile pour celle-ci, de se tracer un cheminement vers l’intégration pédagogique des TIC à la pédagogie. Difficile il est vrai. Oui, mais pour combien de temps encore l’Afrique va-t-elle rester à l’écart de cette innovation pédagogique ? Je ne résiste pas à l’occasion de placer ici quelques vidéos sur les impacts des technologies numériques dans l’enseignement. A chacun de se faire sa petite opinion.

La classe branchée d’hier à demain : le mariage entre la technologie et l’enseignement est très ancien.

Aujourd’hui, enseigner toujours comme hier ?

Dès lors que les nouveaux outils du numérique (tablette, iPad ou simple ordi, etc..) font leur entrée dans les salles de classe, comme dans les universités de Singapour malgré …

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E-learning et formation ouverte et à distance en RDC: un bateau accosté à l’université de Kinshasa…attendant passagers

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Potentiel des TIC faiblement exploité par les enseignants de l’Université de Kinshsasa

RDC : un pays riche, aux potentialités immenses

Tous les livres ou presque de géographie africaine  décrivent la République démocratique du Congo (RDC) comme un vaste pays et un réservoir d’immenses richesses naturelles de tous ordres. Les estimations les plus récentes de certaines sources autorisées, situent  sa population actuelle autour de 70 millions d’habitants dont 60 % habitent en milieu rural et 48 % ont moins de 15 ans. Si beaucoup des Congolais ressentent dans ces indicateurs une fierté nationale, ils ne comprennent hélas pas que les mêmes livres rangent cette population parmi les plus pauvres du monde. D’aucun pensent même que la suite…