RDC : l’histoire se répète aux dépens du chef de guerre mai-mai Paul Sadala alias « Morgan »

ARTICULUS

Les historiens aiment à nous rappeler que le temps et l’histoire sont diachroniques. Ils décrivent dans leurs marches, des clichés changeants qui façonnent l’évolution des nations au gré de leurs trajectoires. Quand cette évolution devient ou se veut synchronique et que le temps semble ressasser les mêmes clichés, on dit alors que «l’histoire se répète». Dans l’histoire de la RDC, les circonstances de la récente mort de Paul Sadala alias «Morgan» le terrible chef de guerre Mai-Mai de l’Est, semble corroborer cette vérité, lorsqu’on la compare à celle d’un autre chef militaire Pierre Mulele assassiné quelques années plus tôt en 1968.

1968 : Pierre Mulele est assassiné alors qu’il veut renoncer à la lutte armée

MULELE

Pierre Mulele est un ancien ministre du gouvernement de Patrice Lumumba en 1960. Fortement marqué par l’assassinat, toujours non élucidé à ce jour, de ce dernier, le 17 janvier 1961,  il se révolte contre le gouvernement central et le pouvoir de Mobutu, accusé alors de co-auteur de cet assassinat. En 1964, Pierre Mulele déclenche et prolonge, dans sa région d’origine du Kwilu, dans l’actuelle province du Bandundu, la rébellion armée des Mai-Mai Simba de Kisangani contre le pouvoir de MobutuEn septembre 1968, il sort de son maquis et se rend à Brazzaville, pour se concerter avec d’autres lumumbistes sur les voies et moyens de redynamiser son mouvement quelque peu à bout de souffle.

De son refuge de Brazzaville, confiant à une mirobolante amnistie de Kinshasa, Pierre Mulele, sur conseil et en accord avec Marien Ngouabi, président du Congo-Brazzaville, accepte de rentrer à Kinshasa. Le gouvernement du général Mobutu, par la voix de Justin-Marie Bomboko, alors son ministre des Affaires étrangères, jura qu’il ne courrait aucun risque à son retour. Justin-Marie Bomboko, se chargera personnellement de convoyer Pierre Mulele de Brazzaville à Kinshasa dans le bateau présidentiel de Mobutu  la suite…

Présidence de la République à durée indéterminée dans les pays des Grands Lacs ?

PRESOAFRICA

Coïncidence de calendrier électoral dans les pays des Grands Lacs en Afrique centrale : les présidents Pierre Nkurunziza du Burundi, Joseph Kabila Kabange de la République démocratique du Congo et Paul Kagame du Rwanda, sont bientôt en fin de mandat. Cependant, chacun d’entre eux donne l’impression de vouloir modifier la Constitution de son pays pour se maintenir au pouvoir. Ni les frondes de leurs oppositions respectives, encore moins l’avertissement de Russ Feingold, envoyé spécial des Etats-Unis d’Amérique en République démocratique du Congo et dans les pays de Grands Lacs, ne paraissent les ébranler. Vont-ils, sur le modèle du russe Vladimir Poutine, tenir tête et s’imposer ? Let’s Wait and See.  la suite…

RDC : En marge de la conférence minière de Goma : quid des damnés de l’exploitation du coltan congolais ?

portable du sang

COLTAN DU SANG SUR NOS PORTABLES

 

Une conférence minière congolaise à Goma pour faire remuer dans leurs tombes, les « coltandamnés » du Kivu ?

 Du 23 au 25 mars 2014, le gouvernement r-d congolais a organisé la deuxième édition de la conférence minière nationale à Goma dans la province du Nord-Kivu, après la première tenue à Lubumbashi, dans la province du Katanga en février 2013. Libre à chacun de juger et de se faire sa petite idée sur la manière dont quelques médias congolais, à l’instar de Le Poten-tiel, L’ObservateurDigitalcongo.netOneWovisio.comRadiookapi.netetc.., ont traité, commenté, analysé cette information.  Libre aussi à tous d’apprécier les recommandations des assises de cette conférence.  la suite…

RDC : Mois de mars, mois de la femme. Je suis fier de deux femmes compatriotes

Au seuil de ce mois de mars, mois que la communauté internationale consacre à la femme, je voudrais dédier ce billet d’hommage à deux femmes ingénieures congolaises. Elles sont, à coup sûr, largement inconnues de la grande majorité de leurs compatriotes. Elles font pourtant considérablement honneur à leur pays. Il s’agit de Sandrine Ngalula Mubenga et de Thérèse INZA    

 

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Résidant à Kinshasa…enseignant à Beni ou les vertus de la classe en ligne

Le numérique à l'école : une alternative pédagogique du futur

« Nous disons que l’autorité est en crise parce que nous passons d’une société hiérarchique, verticale, à une société plus transversale, notamment grâce aux réseaux comme Internet. Tout ne coule plus du haut vers le bas, de celui qui sait vers l’ignorant. Les relations parent-enfant, maître-élève, État-citoyen… sont à reconstruire. (…) Une nouvelle démocratie du savoir est en marche. Désormais, la seule autorité qui peut s’imposer est fondée sur la compétence. Si vous n’êtes pas investi de cette autorité-là, ce n’est pas la peine de devenir député, professeur, président, voire parent. »

J’emprunterai, de façon très approximative sans doute, cette déclaration de Michel Serres pour écrire ce billet qui voudrait justifier l’impératif pour les enseignants africains d’acquérir des compétences dans la mise en ligne des cours et restituer une petite expérience personnelle des vertus de la classe en ligne dans le contexte congolais de l’enseignement supérieur.  la suite…

L’Afrique résiste à la techno-révolution de l’enseignement, mais pour combien de temps encore ?

Intégrer les TIC dans la classe africaine

Intégrer les TIC dans la classe africaine

Les questions relatives aux impacts des technologies numériques dans l’éducation et la formation font couler beaucoup d’encre. Entre technophiles et technophobes, entre discours enthousiasmants et parfois résistances farouches, entre les potentiels des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement et la fracture numérique Nord Sud, entre ce qu’il est convenu d’appeler ailleurs, e-learning, foad, Mooc, classes inversées, etc. et la persistance des méthodes traditionnelles de pédagogie transmissive largement encore d’application en Afrique,  il est bien difficile pour celle-ci, de se tracer un cheminement vers l’intégration pédagogique des TIC à la pédagogie. Difficile il est vrai. Oui, mais pour combien de temps encore l’Afrique va-t-elle rester à l’écart de cette innovation pédagogique ? Je ne résiste pas à l’occasion de placer ici quelques vidéos sur les impacts des technologies numériques dans l’enseignement. A chacun de se faire sa petite opinion.

La classe branchée d’hier à demain : le mariage entre la technologie et l’enseignement est très ancien.

Aujourd’hui, enseigner toujours comme hier ?

Dès lors que les nouveaux outils du numérique (tablette, iPad ou simple ordi, etc..) font leur entrée dans les salles de classe, comme dans les universités de Singapour malgré …

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